observations 3 septembre 2006
Ce matin, il pleut. Je me demande bien ce que je verrai chez les colibris aujourd'hui. De 9:38 à 9:41, je suis témoin de toute une observation. Je repère un colibri, un jeune sûrement, perché sur une branche de l'épinette, à découvert. Il est tout mouillé; l'eau d'une branche au-dessus tombe directement sur lui. Le colibri vient se nourrir puis fait du surplace sous la toiture comme pour se protéger de la pluie. La lampe de sécurité reste constamment éclairée (habituellement, elle s'allume lorsqu'il y a du mouvement) et le colibri va se frotter sur l'ampoule, il se perche même dessus tout en battant des ailes. Est-ce trop chaud, ou trop glissant qu'il n'arrive pas à se maintenir dessus? Il retourne se nourrir, semble vouloir picorer quelque chose sur le dessus de l'abreuvoir puis s'envole au loin.
À 9:52, un colibri tente de harceler un des chardonnerets qui se trouvent au poteau de mangeoires. Il vient se nourrir, prend à peine quelques gorgées avant qu'un autre colibri n'arrive mais ce dernier est vite chassé par celui que j'observais.
Cinq minutes plus tard (9:57), un colibri se nourrit à l'abreuvoir puis s'intéresse à un insecte qui descend lentement vers le sol et le suit dans sa descente. L'oiseau retourne ensuite vers l'épinette. Je constate que lorsque les jeunes colibris, ou les femelles, s'approchent, ils étalent toujours la queue grande ouverte ce qui donne l'effet d'un éventail noir avec des taches blanches sur les coins. En fait, j'imagine que c'est pour freiner leur élan.
Un jeune colibri est perché dans l'épinette mais pas à l'abri de la pluie (10:01). Je constate qu'il a une assez grande tache blanche à l'oeil. Il s'ébroue les ailes (10:02) sans doute pour se débarrasser de la pluie qui s'infiltre dans ses plumes ou pour se réchauffer. Même situation à 10:03 où il en profite pour se tourner, donc pour me faire face. Il devient très facile à voir alors, une petite boule blanche sur la branche avec un arrière-fond sombre. Il s'ébroue encore (10:06) puis vient se nourrir en butinant d'une longue traite et disparait (10:08).
Sous la pluie, le colibri se tient habituellement le bec en l'air et la queue sous lui. Probablement que cette position permet à l'eau de ruisseler plus facilement le long de son corps. Il semble enfin comprendre qu'il doit se réfugier à l'intérieur de l'épinette (10:33) pour se protéger de la pluie.
Finalement, à 19:16, j'observe un colibri se nourrir longuement à l'abreuvoir du bouleau.


0 Comments:
Publier un commentaire
<< Home